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"Le flamisme est une attitude, un état d'esprit,
une fidélité à un idéal de justice,
c'est la défense de la diversité,
c'est l'appel à la complémentarité.
C'est pourquoi,
Les FLAM constituent une nécessité pour la Mauritanie "
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LES FLAM C´EST TOUTE UNE HISTOIRE

Réfugiés Mauritaniens au Sénégal
Rencontre entre les responsables des réfugiés et le HCR
Le comité directeur de la communauté des réfugiés mauritaniens au Sénégal a rencontré l´administrateur du HCR et chargé de la protection, un haut fonctinnaire de l´institution onusienne venant de Généve pour une évaluation de la situation en perspective du retour annoncé des déportés mauritaniens.
Au cours de cette rencontre les délégués des déportés à leur tête le président Abou Djigo ont transmis aux responsables du HCR un rapport d´évaluation de la première phase du recensement effectué dans la vallée, fait des suggestions et exposé leurs recommandations sur le retour et surtout exigé l´implication des réfugiés dans tout le processus du réglement de la question.
Le comité directeur a attiré l´attention des autorités du HCR sur le cas de nos frères et soeurs déportés au Mali, le responsable du HCR nous a assuré de leur sensibilité aux problèmes soulevés et surtout de leur disponibilité et assuré de collaborer avec le comité directeur pour la réussite de cette mission pour un retour digne et organisé.
Ainsi donc une délégation du HCR accompagnée par les responsables du comité a effectué une visite de prospection dans les différents camps de la vallée et ont rencontré les réfugiés et écouté encore une fois leurs doléances, exigences et pris bonne note.
Par ailleurs le comité directeur de la communauté des réfugiés a rencontré à Dakar les responsables de l´organisation africaine des droits de l´homme la RADDHO pour leur expliquer la nouvelle situation politique en Mauritanie, la vie dans les camps et les principales revendications des réfugiés pour un retour digne au pays. Monsieur Sahkir Niass le Secrétaire aux Relations Extérieures et chargé du dossier des réfugiés au sein de l´organisation des droits humains a réitéré le soutien de la Raddho à la cause et que son mouvement ne menagera aucun effort pour appuyer le comité dans son objectif général de défendre les intérêts des réfugiés mauritaniens.
Dans la même journée et toujours sous la houlette du président Djigo le comité a rendu une visite de coutoisie aux responsables du CARPD pour s´enquérir de l´évolution du renouvellement des cartes des réfugiés déposées auprès du bureau sénégalais chargé des personnes déplacées. Vu la mobilisation des réfugiés et le dynamisme de ses responsables nous pouvons dire que l´espoir est permis.
Le responsable à la communication du comité directeur


Commémoration des 15 ans des deportations
Non à l'oubli: Les mauritaniens ont repondu massivement à l'appel du collectif
( Commentaire de Hamdou Rabbi Sy)
La manifestation du samedi 24 avril 2004, marquant le quinzième anniversaire des déportations des négro-Mauritaniens en avril 1989, a rassemblé un nombre important de manifestants. Nos compatriotes sont venus nombreux, pour exprimer leur souffrance et leur solidarité avec les milliers de déportés « rendus apatrides par un gouvernement raciste, esclavagiste et dictatorial » pour reprendre le texte présenté par les membres du collectif. (Lire la déclaration)
La déportation fut l'aboutissement d'une logique, qui, non satisfaite, d'avoir tué, massacré, emprisonné, a pris l'initiative criminelle de jeter des Mauritaniens à part entière en dehors des frontières de leur propre pays dans des conditions atroces. Surprises, les victimes ne purent pas réaliser l'enjeu de cette politique de purification ethnique qui, en quelques jours, modifia le destin de milliers de Mauritaniens négro-africains : du statut de citoyens opprimés et exclus, en réfugiés sans patrie, enfoncés dans la misère et le bannissement
Lire l´intégralité du compte-rendu et l´analyse de notre compatriote Hamdou


Spécial dossier de Flamnet: Les oubliés de la réconciliation
Le cri de détresse des deportés mauritaniens au Sénégal
Dans la nuit du dimanche 14 décembre 2003, une jeune élève du nom de Raamata Moodi BAH (née en 1988 à Aleg, déportée avec ses parents en 1989) est venue voir mon hôte, Abuu Demmba SOH, pour lui exposer, dans un désarroi total, sa situation administrative scolaire. Elle est en classe de 3ème au Collège d'Enseignement moyen de NJum, et prépare donc le Brevet de fin d'études du premier cycle. Comme pour tous les élèves candidats, son dossier de candidature doit parvenir à l'Académie de Saint-Louis au plus tard le 28 février 2004. Mais, son statut de déportée lui pose problème. En effet, le Principal du collège lui demande de présenter des papiers administratifs sénégalais (donc de prendre la nationalité sénégalaise) pour que sa candidature soit acceptée par l'Académie de Saint-Louis.
La question n'était pas nouvelle pour moi, car la veille, mon hôte m'avait parlé du cas grave et révoltant du jeune Abdoulaye NDONGO dont je vous invite à lire le témoignage. Mon hôte et moi décidâmes alors d'aller voir dès le lendemain matin le Principal du collège. Ce que nous fîmes. Nous fûmes d'abord reçus par le surveillant général de l'établissement, en présence d'un des professeurs qui décida de rester avec son collègue lorsqu'il nous entendit décliner l'objet de notre visite. Tous les deux reconnurent en effet les difficultés administratives que rencontrent les élèves venant du camp des déportés lorsqu'ils arrivent en classes d'examens (brevet du premier cycle, baccalauréat). Ils ont longuement parlé du cas de Abdoulaye NDONGO. Une situation qu'ils trouvent anormale et injuste. Ils reconnaissent que tous les élèves issus du camp travaillent bien en classe, et ne posent aucun problème de discipline. D'ailleurs, le Principal et ses autres collègues ne comprennent pas pourquoi le Ministère de l'Education nationale du Sénégal accepte sans condition les enfants qui ont le statut de déportés dans le primaire et dans le secondaire pour leur exiger ensuite la nationalité sénégalaise comme condition de recevabilité de leurs dossiers de candidatures au brevet et au baccalauréat.
Lire l´intégralité du dossier


Spécial dossier de Flamnet:
Commémoration des deportations: 14 ans deja!
Reportage dans les camps de la vallée: la routine de l´exil quel quotidien pour les déportés mauritaniens? Par Petra Carlsson et Caroline Bah
La vie dans les camps, quatorze ans après « les évènements », c'est d'abord et avant tout une vie de « débrouille » à l'image des autres villages haal-pulaaren de la vallée du fleuve Sénégal. Chacun met au point sa stratégie pour faire vivre sa famille, et assurer à sa femme « la dépense » quotidienne. Dans ce jeu parfois aléatoire, certains réussissent mieux que d'autres : c'est fonction du statut socioprofessionnel « importé » de Mauritanie, de l'expérience nouvelle « acquise » au Sénégal, mais aussi des relations tissées ou renforcées au cours de l' exil avec parents ou amis sénégalais. Ainsi certains s'adonnent t-ils principalement à l'élevage ou au commerce de bétail et font office de « gaynako » ou de « téfanké ». D'autres, la jeunesse en particulier, privilégient les activités commerciales. Ils exercent souvent des activités transfrontalières, quelque peu risquées, ou bien tentent petit à petit d'ouvrir leurs boutiques au Sénégal. D'autres enfin pratiquent surtout l'agriculture selon des modes d'exploitation variant du statut de propriétaire, à celui d'ouvrier agricole, en passant par la pratique du « rem-peccen » - là encore tout dépend des réseaux de relations sociales et des liens de parenté. Si chacun a une activité principale, il peut cependant en pratiquer une autre, et le plus souvent, élevage, commerce et agriculture sont indissociables. Il s'agit bien de diversifier ses activités par souci de sécurité, une stratégie bien connue des habitants de la vallée du fleuve habitués à répondre à toutes sortes d'imprévus climatiques comme politiques.


14eme Anniversaire des deportations
Devoir de memoire et refus de l'oubli
Les enfants réfugiés: ils sont nés et grandis dans les sites de la misére et de l´errance, ils chantent la Mauritanie, le pays de leurs ancêtres qu´ils n´ont jamais vu et connu!
  
Au milieu, les charniers de Sori-malé dans le sud de la Mauritanie.
 
A droite, le camp des réfugiés de N´Dioum, c´est le plus grand site des réfugiés de la vallée du fleuve Senegal. A gauche, des enfants réfugiés devant une salle de classe á Dagana

A droite, des réfugiés mauritaniens au site de Haïté (Kayes) au Mali. A gauche, une assemblée des réfugiés de l´A.M.R.S. au site de Médina Moussa (Podor).


Spécial dossier de Flamnet: Commémoration des deportations
Collectif des associations de Réfugiés Mauritaniens au Sénégal
Situation des refugiés mauritaniens 14 ans apres leur deportation
Quatorze ans après les déportations de milliers de Mauritaniens au Sénégal et au Mali, l'on ne saurait aborder la question des réfugiés Mauritaniens avec lucidité sans remonter à ses sources. En effet ,comment faire comprendre à l'opinion publique nationale et internationale, la situation de désespoir et de déréliction totale dans laquelle vivent ces réfugiés sans dire un mot sur l'origine du drame des déportations ? les problèmes de la coexistence entre les principales composantes raciales en Mauritanie, les manières de prendre en charge ces problèmes par les différents régimes ayant gouverné la Mauritanie, sont les causes fondamentales de ces tragiques événements.
I. Situation Historique du Problème
En 1989 les relations bilatérales unissant le Sénégal et la Mauritanie, furent ébranlées par un conflit reconnu sous l'appellation « Événement de 1989 ». les événements qui dans la mémoire des citoyens de deux pays, évoque encore les nombreux morts des deux côtés, prit sa source dans un conflit de routine opposant un village de paysans sénégalais à un village d'éleveurs mauritaniens. Mais ce que la plupart des gens ignorent, c'est que ce conflit ne servit que d'alibi au déclenchement d'un vaste plan concocté dans les sphères de l'État raciste mauritanien pour supprimer la composante noire de la Mauritanie.
En effet, en rapatriant les sénégalais chez eux, les autorités mauritaniennes en profitait pour exclure les noirs de la Mauritanie. L'objectif étant de créer une Mauritanie totalement blanche et arabe. La réalisation de ce plan a en réalité commencé bien des années auparavant, notamment avec les arrestations massives des hommes politiques noirs ( en l'occurrence Halpulaaren, Soninko et Wolofs ), les contraignant aussi à l'exil. C'est donc ainsi que plus 120.000 Mauritaniens furent déportés au Sénégal et au Mali, après avoir subi une expropriation lâche de tous leurs biens ( terres, bétails ) pendant que eux qui y sont restés subissaient une véritable extermination.
II. Situation Actuelle des Réfugiés
En quel autre langage peut on faire le point sur la situation actuelle des réfugiés Mauritaniens, si ce n'est en terme de désespoir et de désolation ? Car ces hommes et ces femmes arrivés au Sénégal et au Mali dépouillés de tous leurs biens n'ont survécu jusqu'en 1995 que grâce à l'aide humanitaire que leur fournissait le H.C.R. Mais depuis presque huit ans, le H.C.R, en complicité avec le gouvernement Mauritanien et l'État Sénégalais, a cessé toute aide aux réfugiés, espérant ainsi le contraindre à rentrer clandestinement chez eux pour en même temps permettre à leur bourreaux d'occulter la question des réparations de l'indemnisation , de leur réinsertion et de leur rétablissement dans leurs droits civiques. Aussi la conséquence de cet abandon fut-elle dramatique ?
- 120.000 enfants victimes de malnutrition ; - des élèves en rupture de scolarité ( écoles fermées faute d'enseignants libérés par le H.C.R ). - De nombreux décès d'enfants et de femmes enceintes faute de soins primaires. Il en va de soi que le revirement du H.C.R, organisme censé protéger les réfugiés, devenu complice des gouvernements est profondément déplorable. Ce d'autant plus que la stratégie du retour contraint et du laisser pourrir, adoptée jusque là par le H.C.R et ses alliés a été un lamentable échec. Car les réfugiés qui s'étaient décidés de rentrer dans les dites conditions se sont vu refusés toute résucitation de leurs biens et leurs papiers d'identité (pièces d'état civil .). Nombreux sont donc ceux parmi eux qui ont repris le chemin des camps de réfugiés.
Quand au gouvernement Sénégalais, il continue, sous la pression de celui de la Mauritanie, d'adopter sa politique du « laisser pourrir », après avoir essayé en vain de convaincre les réfugiés de prendre la nationalité sénégalaise. La suspension sans explication de l'opération d'établissement de cartes d'identité de réfugiés, en 2000 en est une des preuves.
Conclusion
A la lumière de cet exposé, il est aisé d'imaginer les conditions difficiles de vie dans lesquelles les réfugiés se débattent. Rejettés par leur patrie ( la Mauritanie ), abandonnés par le H.C.R et évités par l'État sénégalais, les réfugiés Mauritaniens au Sénégal sont les pestiférés du moment. Cette situation de déréliction totale dans laquelle vivent les réfugiés est d'autant plus dangereuse qu'à la longue, elle constitue un danger dans la sous région.
C'est pourquoi le CAREMS ( Collectif des Associations des Réfugiés Mauritaniens au Sénégal ) appelle l'ensemble des acteurs précités à entreprendre une démarche en vue du règlement rapide de ce problème. Nous continuons à exiger :
- un retour organisé de tous les réfugiés, sous l'égide du H.C.R ainsi que le recouvrement de leurs biens ou à leur juste indemnisation.
- En attendant ce retour, nous demandons à l'État Sénégalais l'octroi du statut intégral de réfugié.
Enfin nous souhaitons le retour de l'assistance alimentaire et médicale dans les camps des réfugiés et la reprise en charge de la situation par le H.C.R.
La lutte continue!
CONTACT
Collectif des associations de Réfugiés Mauritaniens au Sénégal ( C.A.R.E.M.S ) BP : 28276 Dakar ( Médina ) MAMADOU TRAORÉ COORDINATEUR du CAREMS Tél :(00221) 823 28 11 / 538 14 63 E-mail : caremst@yahoo.fr


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