"Le flamisme est une attitude, un état d'esprit,

une fidélité à un idéal de justice,

 c'est la défense de la diversité,

c'est l'appel à la complémentarité.

C'est pourquoi,

Les FLAM constituent une nécessité pour la Mauritanie "

FIN DU REGNE DE LA TERREUR
LES FLAM C´EST TOUTE UNE HISTOIRE
 Culture 

Notes de lecture: "Les Otages" Paris, Société des Écrivains, 2007

Le calvaires des déportés négro-mauritaniens raconté

Livre du Docteur Mama Moussa Diaw Dakar- Sénégal

Le livre de notre jeune compatriote et camarade Docteur Mama Moussa Diaw intitulé "Les otages" vient de paraitre aux éditions La Société des Ecrivains. C'est un roman semi autobiographique qui utilise les transformations, l'histoire d'un jeune négro-mauritanien qui se voit soudainement emporté dans un engrenage qui, en réalité, est une vaste opération d'épuration ethnique dirigée contre sa communauté et orchestrée par le pouvoir raciste de Ould Taya.

Malgrè sa jeunesse, avec ses différentes phases vécue dans l'univers de la polygamie, le jeune You Fall tente de comprendre et d'analyser le sort qui s'acharne sur ses parents, sur son pays. A travers lui, c'est le vécu des réfugiés Négro-mauritaniens au Sénégal qui est décortiquée: Depuis les méthodes de généocide, en passant par les arguments de la déportation, les assassinats politiques, l'accueil au Sénégal, les barrières et contraintes érigés entre les réfugiés et leurs hôtes, les difficultés d'intégration, la vie dans les camps, l'organisation de l'assistance humanitaire, les ébauches des premiers mouvements de rebellion,...rien n'est laissé au hasard jusqu'aux contraintes imposés par le Sénégal et le HCR sous la pression du gouvernement mauritanien pour forcer les réfugiés à un retour" spontané" avec arrêt de l'aide alimentaire sans projet de remplacement, blocage se l'établissement des statuts de réfugié, fermeture de l'école sénégalaise.

Pour lire l´intégralité de notre note de lecture

"J'Etais a Oualata" Par Alassane Harouna Boye, Préface par Samba Thiam


Mémoires africaines HISTOIRE AFRIQUE NOIRE

La Mauritanie, trait d'union entre le Maghreb et l'Afrique noire par sa composition ethnique "arabe" et "négro-africaine", peine à avoir une position médiane et à sauvegarder son unité nationale, que des crises sporadiques mettent à mal depuis son indépendance, le 28 novembre 1960.

La publication, en 1966, du document dit des "dix-neuf cadres négro-africains" en réaction à l'arabisation de l'enseignement secondaire et celle du "manifeste du Négro-mauritanien opprimé" en 1986 constituent le point d'orgue de la contestation politique des "intellectuels" du sud qui, quoique musulmans, entendaient garder leurs distances par rapport à l'arabisme.

Lire l´intégralité du texte de M. Touré

ISBN : 2-7384-7329-6? septembre 1999? 166 pages

 Notes de lecture: Sur le livre-témoignage de Mouhamadou Sy: l'Enfer d'Inal: Mauritanie, l'horreur des camps"

Par Mohamadou Saidou Touré dit Thierno

Article rédigé en avril 2002 (pendant les vacances de pâques) et publié pour la première fois sur flamnet, site des FLAM (Forces de Libération africaines de Mauritanie). Il a fait l'objet d'une communication dans le cadre d'un colloque organisé en juin 2002 à la Sorbonne par AIRCRIGE (Association Intrnationale de Recherches sur les Crimes et Genocides). J'ai laissé mon article presque tel quel, en conservant toutes les citations en langue arabe (coraniques ou non), étant donné leur force argumentative évidente pour le public mauritanien, auquel il était d'ailleurs exclusivement destiné.

Mise en garde de Mahamadou SY

Mr SY a écrit son livre strictement par devoir de mémoire, comme il l'indique dans son avant-propos, loin de tout esprit polémique. Si l'orgueil national de la Mauritanie en prend un sacré coup, son témoignage factuel n'y est pour rien. C'est, comme le dirait Stendhal, "un miroir qu'on promène le long d'un chemin », dût-il avoir l'impudeur d'en montrer la face hideuse.

Pour lire l´intégralité du texte de Thierno

Noirs et beydane Mauritaniens: l'école, creuset de la nation?
Par Ba Oumar Moussa

Préface de Jacques Cortes- l'Harmattan

Négro-africains, Berbères, Arabes et plus généralement "Noirs" et "Beydanes"se côtoient depuis longtemps en Mauritanie.L´esclavage sévissait il y a peu,et les noirs mauritaniens l´ont dénoncé dans les instances internationales.Les rares noirs qui,grâce á leur valeur,ont pu grimper l´échelle sociale ont été redescendus par les Beydanes au pouvoir.Amnesty International a dénoncé maintes fois le systéme de discrimination raciale violente sévissant dans ce pays.
L´école républicaine peut-elle, en Mauritanie le creuset d´une nation de double culture?Y fait-on l´apprentissage de la tolérance et de l´acceptation de l´Autre?Tous les mauritaniens sont-ils traités également et leurs chances á la fin des études sont -elles égales?
L´auteur fait le pari d´un autre systéme d´enseignement qui peut réussir l´intégration nationale et ramener la paix et progrés dans un pays déchiré.

L´AUTEUR.

Ba Oumar Moussa est né á Bababé en 1947. Etudes primaires á Bababé et secondaires á Rosso et Nouakchott;entre dans l´enseignement(1970)aprés une formation á l´Ecole Normale Supérieure de Dakar(senegal).Professeur de lettres,histoire et géographie,successivement aux colléges de Boghé,Kaédi,Kiffa,Akjoujt,directeur des études au collége du premier arrondissement de Nouakchott,il obtient son CAPES en lettres modernes á L´E.N.S.de Nouakchott en 1982.
De nouveau professeur de francais au Lycée de garcons de Nouakchott,Ba Oumar Moussa est nommé conseiller pédagogique á l´institut pédagogique National en 1983.Il est titulaire d´un DEA en linguistique de l´Université de Rouen(France)en 1986 avec mention"trés bien".
Ba Oumar est de tous les combats qui interpellent son peuple et la conscience humaine.Son attachement au droit á la différence et au respect des droits de l´homme en Mauritanie lui a valu bien des ennuis.Emprisonné pour ses idées politiques de 1986 á fin 1989.
Depuis 1991 Ba Oumar Moussa vit en France ou il termine une thése de doctorat en socio-linguistique á l´université de Rouen. Il est marié et pére de cinq enfants.

L´éditeur-L´HARMATTAN 1993.

 Mémoire: Hommage à l'écrivain Diagana Ousmane Moussa 


Par Mohamadou Saïdou Touré


Cet hommage, rédigé en septembre 2001, peu après le décès de M. DIAGANA , est publié par la revue « Linguistique africaine », N°23, pp 173-176, 2003) : s/c du Professeur Raphael KABORE, Institut de Phonétique, 19, rue des Bernardins, 75005 Paris, France.

Traduit en soninké par l'APS (Association pour la Promotion du Soninké), l'hommage existe aussi en version bilingue et se trouve dans les numéros 15 et 16 (couplés) de « Sooninkara », Spécial Dembo, dernier semestre 2001 : APS, 30, rue de Strasbourg, 93200 Saint-Denis, Tél/fax : 01.49.22.01.13 ou 01.49.22.09.76.

Proposé á nouveau aux lecteurs de Flamnet par l´auteur á l´occasion du 3 éme anniversaire du décés de l´écrivain.

Lire l´intégralité du texte du professeur Touré

Notes de lecture: Sud Bouquins
La Mauritanie, mon pays natal: mémoires

Par Amadou Aliou Sow
L´Harmattan 2003 (204 pages )

La Mauritanie, un pays mal connu et potentiellement riche, se débat dans des problèmes insolubles. Amadou Aliou Sow, docteur en droit vivant depuis dix ans à l'étranger, l'auteur de cet ouvrage, essaie d'attirer l'attention des chercheurs à s'intéresser au pays. Il essaie de les motiver à faire des recherches sur la Mauritanie pour briser son isolement. La Mauritanie est confrontée à de nombreux problèmes actuels qui ont fait plonger le pays dans une crise assez profonde. Le pays souffre des divers maux que sont l'absence de conscience nationale, la corruption, le tribalisme, l'extrémisme et l'esclavage. A travers cette étude pluridisciplinaire, l'auteur veut pousser ses compatriotes à plus d'ardeur dans le travail. Il tente de mobiliser les ethnies du pays à se libérer du sommeil profond dans lequel elles se trouvent afin d'apporter une solution à leurs conflits intestins afin de bâtir une Mauritanie solide dépouillée de ses maux. Une Mauritanie non seulement vivable mais agréable à vivre pour tous habitants où le respect des droits de l'homme et des libertés publiques formera la pierre angulaire de l'Etat mauritanien. L'espace national mauritanien peut être réparti en deux zones géographiques relativement distinctes. D'une part, l'espace occupé par les Négro-africains qui longe la rive droite du fleuve Sénégal, de l'Océan Atlantique à la frontière malienne. Le pays de noirs est une bande de terre très longue, mais assez mince. Elle constitue de loin la zone plus arable de la Mauritanie. Elle se ramène tout au plus au tiers de la superficie nationale.

Lire l'integralite de la note de lecture
Amady Aly Dieng, SUD QUOTIDIEN du vendredi 11 juillet 2003

Soirée de l'AFMAF en faveur des déportés: Compte rendu du camarade Ibrahima Diallo

Bravo à nos soeurs de l'Association des Femmes Mauritaniennes du Fleuve. Elles ont relevé le défi qu'elles se sont assigné, remplir la plus grande salle de spectacle des Yvelines. La Salle J. Baptiste Clément de Trappes. Des Soninko, des Wolofs, des Bambanas, des Hratines et des vrais, des HaalpulaareeBe mauritaniens, mais aussi des Sénégalais, des Maliens, des Ivoiriens, des Congolais, des Français et encore d'autres nationalités ont répondu présents à la soirée organisée par l'Afmaf et le Diagnoume Humanitaire. Il y avait près 800 personnes.
La communauté de l'opposition mauritanienne dans son ensemble à l'exception des formations dirigées par leurs compatriotes arabo-berbères était présente. Les FLAM, L'Avom, l'Ocvidh, le Csdm, l'Asdm , le dekkalem, le faas (que représentait un de ses responsables Ngaïdé Mourtada), et bien d'autres, mais toutes négro-mauritaniennes.

Venus d'Allemagne, de la Belgique, de Nice, de la Bretagne, de la Côte d'Azur, des Vosges, de toute l'Ile de France, les Négro-mauritaniens ont répondu en masse et avec beaucoup d'enthousiasme à l'appel de l'Afmaf en faveurs des déportés mauritaniens. C'était pour tous une très belle occasion de rendre manifeste leur solidarité avec leurs s?urs pour lesquelles, le sort des déportés Mauritaniens au Sénégal et au Mali constitue le seul et unique cheval de bataille.

La partie artistique de la soirée était assurée par Demmba Njaaye Ndilaan, qui a fait dans l'original en nous servant le vieux répertoire futaanke. Il a chanté la Mauritanie, cette Mauritanie qu'il avait connue par le passé. Le Tris Zemour, l'Adrar, Dakhlet Nouadhibou, le Trarza, le Brakna, le Gorgol, le Guidimaxa, « c'est la Mauritanie dans sa diversité géographique et dans ses diversités nationales, une Mauritanie dont l'unité a été compromise à jamais sinon pour longtemps par des racistes, des génocidaires, des esclavagistes », expliquait un interprète occasionnel à sa voisine blanche, qui manifestement était séduite par la voix de Ndilaan. Mamma Dem de BaabaaBe, Maalik Jah de KayhayDi ont pu émouvoir le public par leurs mélodies venues du fond fin du Fuuta. Une bonne partie des spectateurs ont fredonné les refrains de Caali mbayla, caali mbayla après Maalik Jah.

BA Abdoul Aziz s'excusant en français auprès de nombreux spectateurs non pulaarophones, dira en français que « c'est avec [ses] larmes que sont nées ces vers qu'[il] ne pourrait exprimer en français ». Une diction parfaite, un poème qui a plongé la salle dans un silence assourdissant. Un poème hommage aux victimes du racisme en Mauritanie, aux pendus d'Inal, aux victimes des massacres des camps de concentration de Jreïda, d'Azlat, de Néma, de bien d'autres endroits de la Mauritanie qui cachent des charniers où sont entassés bien de Négro-mauritaniens victimes du Racisme. Merci BA Abdoul Aziz de dire aux nôtres qui sont partis que des leurs, beaucoup n'oublieront jamais qu'ils ont été arrachés à ceux qui les aiment par un racisme arabiste.

Avant le début de la soirée dansante, vers 3 heures du matin, Muusa Joop de Mbagne et Njaparta Soh de Jowol sont parvenus à faire danser Saykou Oumar BA, Amadou Alpha Ba et d'autres BaabaBe présents au rythme de quelques morceaux de Rap de leurs compositions. Cette soirée va rester pour l'éternité dans les annales des manifestations contre le système raciste et esclavagiste de Nouakchott, comme l'une des plus réussie.

Encore un grand bravo pour l'Association des Femmes Mauritaniennes du Fleuve.

La lutte continue !

 Une page de notre histoire: Fiyande Aali Yero (Mars 1908)

Par Ibrahima Abou Sall (Historien- Chercheur)

En février 1908, au moment où prenait fin l'«affaire des empoisonnements» par le procès des dix Sooninko au Gidimaxa, une autre agitation prenait forme dans une autre région du bassin inférieur du Sénégal, au Dimat, dans le Fuuta occidental. Il s'agissait d'un soulèvement à caractère religieux dirigé par un jeune du nom de Yero Aali Joop qui représentait une autre vision de l'anticolonialisme, mais qui n'avait aucun lien d'organisation avec ce mouvement de contestation des Sooninko du Gidimaxa encore moins avec la résistance anticoloniale des Bidân.

Ce mouvement fut déclenché en pleine préparation de la conquête du nord du Tagant et de l'Adrâr. Une période pendant laquelle les Français n'avaient souhaité nullement être distraits par des révoltes anti-coloniales dans d'autres régions considérées jusque là comme «définitivement soumises», révoltes qui pourraient gêner ou retarder les préparatifs pour la reprise de la marche vers l'Adrâr. Celle-ci devenait de plus en plus urgente pour les Français car il fallait sauvegarder leurs conquêtes territoriales et maintenir le programme d'organisation de la nouvelle colonie tel que l'avait conçu l'administrateur Xavier Coppolani

Lire l´intégralité du texte de Professuer SALL

Notes de lecture: Compte-rendu de poésie
de Bios Diallo: Les pleurs de l'Arc-en-ciel

Par Fanta Diallo

Les pleurs de l'arc-en-ciel-Bios DIALLO Editions l'Harmattan, 2002, isbn : 2-7475-2538-4

Bios DIALLO est né dans le Sud mauritanien, à Sélibaby; en 1995, il a quitté son pays pour la France où il travaille actuellement comme journaliste à L'autre Afrique. Dans Les pleurs de l'arc-en-ciel, son premier recueil de poèmes, il évoque sans complaisance ni sensiblerie l' histoire récente de son pays, la Mauritanie. Histoire terrifiante, celle d'un génocide accompli en toute impunité par le gouvernement de Nouakchott à l'encontre des Négro-Mauritaniens du Sud, au mépris du droit des peuples et du respect de la personne humaine.
Cette violence faite aux siens est le ferment de l'écriture de Bios DIALLO :

Des hommes sont morts nus
Sous mes yeux
« dis notre souffrance »,

M'ont-ils lancé
J'ai alors sorti ma plume
Pour auréoler leur souffrance .

Le recueil Les pleurs de l'arc-en-ciel est très construit. Au commencement le sang hurle, le poète chante sa douleur et le supplice de son peuple. Puis viennent des pages de révolte, qui choisissent la négation comme motif premier:

Les coups de pied ne l'enterrent
Les injures ne la froissent .
(.) Il ne me reste plus que
L'attente
Sur des pieds d'épine.

Enfin, après le cri déchirant, monte et s épanouit un chant puissant, chant de célébration du pays bien-aimé. Et une prière.

Mauritanie
Patrie
Lave-moi de l'affront
Lave-moi avec ce lait
Qui jadis lava les ravins de ton paysage.

L'écriture de Bios Diallo est d'une grande sobriété et répugne aux excès du pathétique comme du lyrisme; il s'agit de dire la violence sans chercher l'effet, dans le dénuement d'une poésie aride où l'on retrouvera un écho des poèmes de P.Eluard ou des nouvelles de l'écrivain djiboutien A.Wabéri. Ce recueil d'une remarquable densité prouve, s'il en était besoin, que la poésie de lutte est encore bien vivante.

Fanta Diallo: Paris, France

 Malick Pathé Sow rend hommage à nos martyrs

Malick pathé Sow! vous connaissez?
C'est un chanteur Foutanké ancien guitariste traditionnel du groupe Daande Leniol de El Hadj Baba Baïdi Maal et de l'Association pour la rénovation de N Dioum (vous vous souvenez certainement de leur fameuse cassette de 1979 "Morr o politik"?). Il vient de rendre un hommage mérité à nos camarades martyrs assassinés à Jreïda en 1987 et à Oualata en 1988 dans son tout dernier C.D sorti à Londres. un vrai hymne à la bravoure au rythme de "Yero Mama" avec de sonorités de Kumballi et de Djembé.
Comme le disait le président Mandela "Ce quíl y´a d´étrange et de beau dans la musique africaine, c´est qu´elle nous redonne courage même si elle raconte une histoire triste .La musique africaine concerne souvent les aspirationss du peuple et elle peut enflammer les résolutions politiques de ceux qui sans elles resteraient indifferents... la politique peut être renforcée par la musique, mais la musique a une puissance qui défie la politique".

Merci Malick. A jaaraama pullo!

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Samba Thiam

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